Attention à ne pas idéaliser !!
Publié il y a 5 mois par hh
Alors que beaucoup idéalise la formation en apprentissage, il faut redire certaines vérités.
A partir de l'enquête "génération 2004" du CEREQ et pour les niveaux de formation de niveau V à IV (toutes formations prises en compte).
Si l'on compare le taux d'insertion ou de non insertion brut des jeunes passés par l'apprentissage et par le lycée, on trouve que 12.7% des jeunes apprentis sont au chômage 3ans après avoir obtenu leur diplôme et 23.8% pour les lycéens. Avantage à l'apprentissage, bravo !!!
Seulement ces taux ne sont pas comparables en l'état car pour l'insertion des lycéens, sont pris en compte les jeunes qui ont préparé un bac général ou un bac technologique qui ne sont pas des formations professionnalisantes et qui n'existent pas en apprentissage. De plus, pour les non qualifiés, le lycée absorbe des jeunes issus du collège et qui sont en voie de rupture de scolarité, ce qui se rencontre beaucoup moins en apprentissage.
Par ailleurs, il est difficile de comparer les deux modes de formation. L'avantage supposé de l'apprentissage est surévalué parce que l'on ne tient pas compte de la répartition des filières de formation, des origines du public accueilli qui contient des caractéristiques très marquées pour l'apprentissage comme: l'origine familiale, nationale ou le sexe. De plus, l'apprentissage représente souvent un pré recrutement long d'un salarié. Le lycée, dans sa globalité, accueille toutes les catégories de population.
Si l'on écarte les détenteurs de bac généraux et technologiques et la part de jeunes accueillis au lycée et en voie de déscolaraisation, l'avantage de l'apprentissage est bien moindre que l'on veut bien le dire.
Cependant, il est vrai que la "qualité" de l'emploi détenu après les études est meilleure pour les ex apprentis que pour les ex lycéens, encore que cela dépend des filières professionnelles.
En ce qui concerne l'enseignement supérieur, les avantages ne sont plus aussi marqués et ne concerne pas la même population (nombre d'étudiants formés).







Merci de cette position qui rejoint certaines de mes contributions au débat. L'idéalisation est un vrai danger pour le développement de l'apprentissage, qui a des avantages indéniables mais aussi des limites